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Remontés contre la CSS et le ministre du Travail : Des accidentés du travail en grève de la faim

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Ces accidentés du travail sont en train de vivre leur pire cauchemar. Laissés en rade par l’Etat du Sénégal, ils réclament une revalorisation de leur rente. Très remontés contre la direction de la Caisse de sécurité sociale (CSS) et le ministre du Travail, ces derniers ont décidé de faire le pied de grue jusqu’à satisfaction totale de leur revendication.
 
«Le principal problème des accidentés, actuellement, est la révision du Code social qui date de 1973. Il est totalement déphasé actuellement avec la réalité. La Caisse de sécurité sociale qui doit prendre en charge ces accidentés du travail, ne fait même pas le dixième. La caisse se contente simplement de payer les rentes dont la somme s’élève à 15 000 F. Avec cette somme, il est impossible de vivre cinq jours au Sénégal. 
 
La majeure partie des rentes n’acceptent pas 15 000 F par mois et pourtant, la CSS avait été initiée pour prendre en charge les accidentés du travail. Nous avons entamé une grève de la faim illimitée. Nous sommes prêts à mourir pour obtenir gain de cause. Nous sommes presque à l’état de la mort. Nous avons tout fait. Il n’y a même pas un mois, nous avons écrit au président de la République pour l’interpeller sur notre sort. Nous avons aussi demandé une audience au ministre du Travail maintes fois, mais il ne répond pas. Nous ne cessons de solliciter les autorités sur notre situation, mais elles continuent toujours de nous ignorer », a souligné Mamadou Faye, le secrétaire général des accidentés du travail sur RFM.
 
Du côté de l’Etat, le ministre du Travail souligne que le gouvernement a fait beaucoup d’efforts pour soutenir les accidentés du travail. Samba Sy confirme avoir saisi récemment le président du Conseil d’administration de la Caisse de sécurité sociale pour la revalorisation des rentes d’accidents de travail et des maladies professionnelles.
 
«Il faut d’abord comprendre qu’il y a une loi qui porte sur le Code de la sécurité sociale et un décret 95-10-49  du 31 octobre 1995 qui fixe les conditions de revalorisation des rentes d’accidents du travail et des maladies professionnelles. Cette revalorisation tient compte des disponibilités financières, la branche des accidents du travail et des maladies professionnelles, mais aussi de la variation du niveau général des salaires qui résulte du coût de la vie, mais également de l’évolution du salaire minimum garanti. En 2001, il y a eu une revalorisation à hauteur de 10 %. En 2016, il y a eu une nouvelle revalorisation en date du 1er septembre 2016, à hauteur de 10 % et qui devait entrer en ligne de compte  à partir du 1er janvier 2016. 
 
En 2019, il y a eu également une nouvelle revalorisation en date du 23 juillet 2019, qui devait entrer en ligne de compte à partir de 2019. Donc, la dernière revalorisation, c’est en 2019. Celle de 2019 est évidemment distante avec celle de 2016. En 2022, nous avons saisi le président du Conseil d’administration de la Caisse de sécurité sociale pour examiner les voies et moyens pour une nouvelle revalorisation. C’est pour dire que ce ne sont pas des choses que le ministère du Travail peut décréter. C’est des choses qui se font selon les exigences de la loi et le Conseil d’administration qui se réunit, qui examine les disponibilités et qui essaie de voir un peu ce qu’il est possible de faire. Nous espérons que d’ici peu, une suite favorable sera apportée à notre requête », a précisé le ministre sur les ondes de la RFM.