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MIMI TOURE « JE VEUX ÊTRE DÉPUTÉE NON INSCRITE POUR DEFENDRE LES INTERETS EXCLUSIFS DES SENEGALAIS »

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Entre Macky Sall et Aminata Touré, le divorce est consommé. Dans une déclaration de presse faite ce dimanche 25 septembre, elle a annoncé qu’elle va saisir dès demain lundi, le président de l’Assemblée nationale, Dr Amadou Mame Diop, pour lui signifier sa volonté de démissionner du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY). « Je veux être députée non inscrite », a-t-elle dit, martelant qu’elle « reste à l’Assemblée nationale pour défendre les intérêts exclusifs du peuple sénégalais ».

Avant, elle a souligné, évoquant la présidentielle 2024, qu’elle « y pense intensément. » Elle a d’ailleurs donné rendez-vous aux Sénégalais.
Selon elle, « la divergence fondamentale » entre elle et le chef de l’État, Macky Sall, repose sur le 3e mandat. Se présentant comme une militante de la limitation des mandats, elle continue de clamer que « c’est un 3e mandat impossible juridiquement et moralement ». Aujourd’hui, elle a souligné que le président Macky Sall doit respecter « à la lettre » ses engagements déjà pris dans ce sens.

Elle a révélé qu’avec le président Macky Sall, ils avaient « un accord ferme » pour la présidence de l’Assemblée nationale, accusant ce dernier de ne pas l’avoir respecté. « Il aurait été impossible pour moi comme politicienne d’expérience de n’avoir pas trouvé un accord préalable avec le président Macky Sall sur le poste de président de l’Assemblée nationale avant de m’engager à coordonner le parrainage qui a duré des semaines et ensuite à faire le tour du pays pour la campagne des Législatives, a-t-elle expliqué. Nous avons toujours discuté de ces questions bien à l’avance notamment lorsqu’il s’agissait de me nommer présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), nous en avions convenu deux mois à l’avance. »

Pour la présidence de l’Assemblée nationale, « le président Macky Sall sait très bien que nous avions un accord ferme, a-t-elle insisté. De hautes personnalités de ce pays que je ne citerai pas ici peuvent en témoigner. Le 12 septembre, à exactement, 09h26, le président Macky Sall m’a appelée pour me dire qu’il a changé d’avis, 17 minutes avant l’arrivée de ses émissaires à l’Assemblée nationale venus prononcer le nom de son candidat. Je pense que j’aurai dû bénéficier de sa part d’un traitement de gentleman, de frère, de compagnon. Hélas, ça n’a pas été le cas. Heureusement que j’ai le cœur solidement accroché. »

Elle a relevé d’un ton ironique que si elle avait théorisé le 3e mandat, elle aurait reçu ses soutiens dans un cocktail de bienvenue en tant que présidente de l’Assemblée nationale.

 

 

       

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