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TESTS DE DEPISTAGE DE DROGUES POUR PLUS DE SECURITE SUR LA ROUTE:Le remède de choc que propose un expert en positionnement stratégique en assurances

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Les accidents routiers récurrents enregistrés au Sénégal, ces dernières années, font que les acteurs du transport, au premier chef les conducteurs, sont les plus pointés du doigt. Et celui de dimanche dernier à Sikilo (Kaffrine), au cours duquel, 41 personnes dont les 4 chauffeurs des deux bus entrés en collision ont perdu la vie, interpelle sur la lucidité de certains conducteurs. D’où la proposition faite par Sénégal Médical Services Consulting (SMSC), une structure qui préconise des tests de dépistage de drogues en entreprise, pour plus de sécurité sur la route. « Il faut partir, d’abord, du contexte du marché de la drogue en Afrique et au Sénégal, en particulier, pour pouvoir légitimer cette idée, loin de toute stigmatisation.

Il est apparu, en effet, en Afrique, que le marché de la drogue explose. La drogue est devenue un fléau mondial. Le Sénégal n’en est pas épargné. L’Afrique de l’Ouest menacée par une explosion de l’utilisation des drogues à l’horizon 2050, aucun pan de la société ne sera épargné par ce phénomène», prévient le promoteur Jacob Coulibaly, expert en positionnement stratégique en assurances.

Ce dernier est d’avis que le milieu professionnel n’échappera pas aux ravages de cette drogue. Dès lors, une innovation de taille est proposée. Il s’agit, selon lui, d’une politique de dépistages systématiques de drogues par l’urine. Deux types de panels de dépistages sont alors relevés. «Le premier, intitulé ’Panel de 4’, fortement recommandé, à toutes les entreprises, détectera l’utilisation du Cannabis, Haschich, Cocaïne, et Héroïne. Quant au deuxième appelé ’Panel de 8’, il intègre toutes les drogues du ’Panel de 4’, en plus du Khat, des médicaments psychotropes (méthaqualone, mandrax), des opioïdes (pour traiter des douleurs sévères comme tramadol) et de l’ecstasy en poudre», a-t-il indiqué. Des substances produisant les «mêmes effets dévastateurs qui sont de loin compatibles avec la sécurité et la rentabilité professionnelles. Il a été prouvé que la prise de certains médicaments et de stupéfiants a une influence directe sur le psychisme d’une personne».

« Pour les effets de cette consommation de substances, il faudra relever des conséquences diverses, tels qu’un temps de réaction plus lent, une altération de l’attention et de la mémoire, une baisse de vigilance, une altération des capacités de jugement, des capacités motrices, des réflexes et de la vision. De plus, les effets de la prise de ces substances peuvent demeurer plusieurs heures, voire plusieurs jours après la consommation. Cela a comme résultat le fait que de nombreux travailleurs sont toujours sous l’influence de ces produits, lorsqu’ils arrivent sur leur lieu de travail », a également indiqué M. Coulibaly. Et d’ajouter : «Il va sans dire que des employés toujours intoxiqués par ces substances, ne peuvent pas effectuer correctement leur travail. La responsabilité est encore plus grande, lorsque les employés en question travaillent avec de la machinerie lourde ou avec un public (vulnérable ou non)».

Dans un exposé fait par le promoteur du SMSC, il est signalé, d’ailleurs, que «la mise en place de tests de dépistages à l’embauche est, certes, nécessaire, mais pas suffisante. Pour s’assurer de meilleurs résultats, des tests aléatoires et inopinés sont fortement recommandés. Il n’est plus à prouver, non plus, que le stress, l’anxiété, entre autres, poussent de nombreuses personnes à se droguer afin d’oublier leur mal-être. Cette pratique ne peut être condamnée par l’employeur si effectuée dans la vie personnelle du salarié (respect des libertés individuelles de ses salariés). Cependant, à partir du moment où la prise de stupéfiants, dans le cadre personnel, peut nuire au bon fonctionnement de l’organisation, l’employeur a l’obligation d’agir», renseigne Jacob Coulibaly, expert en positionnement stratégique en assurances.

Celui-ci signale aux chefs d’entreprises un certain nombre de responsabilités qui leur incombent. «Il est de sa responsabilité de protéger la santé physique et mentale de ses salariés. Or, il est indéniable que la consommation de drogue par un collaborateur peut être dangereuse, tant pour lui-même que pour les autres salariés et clients. L’article L.176 du Code du Travail du Sénégal nous indique qu’il est possible de faire un examen médical à l’embauche ainsi que des examens périodiques afin de s’assurer que les travailleurs puissent effectuer leur travail en bonne et due forme», leur souffle-t-il. A l’en croire, l’importance d’adopter une politique de dépistages systématiques de drogues par l’urine met l’employeur à l’abri de certaines situations.

«La consommation de stupéfiants peut entraîner des changements de comportements problématiques, voire dangereux en milieu professionnel. Dans le cas où un évènement malheureux survient à cause d’un employé intoxiqué, la responsabilité civile et pénale de l’entreprise peut être engagée. De ce fait, l’employeur doit être en mesure de prévenir les risques liés à la consommation de drogue de la part de ses salariés, c’est pourquoi il est autorisé de pratiquer des tests de dépistage de stupéfiants dans une certaine mesure et d’agir en conséquence si les résultats s’avèrent positifs».

Pour Jacob Coulibaly, expert en positionnement stratégique en assurances, l’objectif de faire faire ces tests de dépistages de drogue, «n’est pas de confronter l’employé concernant sa consommation personnelle de stupéfiants, car ceci peut être interprété comme une violation de sa vie privée. C’est pour uniquement prévenir les conséquences néfastes que cette consommation peut avoir dans la situation de travail, sur luimême, ses collègues et les clients de l’entreprise».

Les entreprises encouragées à effectuer des tests

 

«Que vous soyez une grande entreprise ou une Petite ou Moyenne Entreprise ; quels que soient vos domaines d’activités, le dépistage pré-embauche, en cours (contrôles inopinés), ou ponctuel est d’une grande utilité», a précisé M. Coulibaly qui note quelques types de tests de dépistages de drogues. Dans ce classement, le test d’alcoolémie occupe la première place. « C’est un moyen de déterminer si une personne est en état d’ébriété ou l’a été dans un passé récent. Il existe plusieurs méthodes de test d’alcoolémie offrant de grandes variations dans la période de détection. Le type de test d’alcoolémie choisi devrait dépendre des circonstances entourant sa nécessité», souligne-t-il. Ensuite viennent «les tests respiratoires qui déterminent l’intoxication actuelle. Il est un excellent choix en cas de suspicion raisonnable ou après un accident ».

Puis, arrive, « les analyses d’urine. Elles peuvent remonter jusqu’à 80 heures et sont fréquemment ordonnées par les tribunaux ou par les exconjoints qui cherchent à s’assurer qu’aucun alcool n’a été consommé pendant la garde d’un enfant. Les tests sanguins peuvent détecter l’utilisation sur une période de 3-4 semaines ; ce qui peut être utilisé pour prouver ou réfuter la sobriété au cours du mois dernier. Le test de consommation d’alcool sur les cheveux peut remonter à 90 jours ; il est généralement ordonné lorsque peu ou pas d’alcool est autorisé sur une période prolongée ». Alcool et accidents

Pour M. Coulibaly, « l’alcool a un effet néfaste (dépendant de la dose) sur la survenue d’accidents, qu’il s’agisse d’accidents de la voie publique ou d’accidents domestiques. L’alcool peut diminuer les réflexes et le sens de l’équilibre ». Il a cité une recherche en France, publiée par « Alccopedia », qui renseigne que « les réflexes diminuent très rapidement lors de la consommation d’alcool : à une alcoolémie de 0.2 pour mille, on note déjà une diminution des réflexes. Plus la quantité d’alcool dans le sang est élevée, plus le risque d’accident est grand. (…).

Une personne de 25 ans qui prend le volant avec un taux d’alcool de 0.5 pour mille à 5 fois plus de risque de mourir d’un accident de la route qu’une personne du même âge avec un taux d’alcool à zéro. Pour un taux d’alcool de 1.4 pour mille, le risque est augmenté de plus de 20 fois. Tout comme la drogue, la consommation d’alcool peut avoir un impact négatif dans le milieu professionnel. Plus accessible, elle est à l’origine d’accidents mortels. Sur la route, les accidents dans lesquels l’un des deux conducteurs est sous l’influence de l’alcool sont plus graves. Au Sénégal, 7% des accidents seraient lies à un État d’ivresse du conducteur».

Et pourtant la loi N° 2002 -30 du 24 décembre 2002 portant code de la route du Sénégal, dans son article 6 stipule que «Toute personne qui aura conduit ou tenté de conduire un véhicule alors qu’elle était manifestement en état d’ivresse ou sous l’emprise d’un état alcoolique ou de drogue et ou de stupéfiants, sera punie d’un emprisonnement d’un à trois ans et d’une amende de de 500 000 F à 5 millions de F». C’est dire, selon lui, que «la problématique de la conduite, sous l’emprise de l’alcool est toujours criarde. Outre la perte des vies humaines, d’importants dégâts matériels sont constatés.

Des tests d’alcoolémie préconisés

Ces constats faits, SMS Consulting propose des tests d’alcoolémie aux catégories suivantes, par «breathalyser», alcootest ou d’autres moyens requis. Cela, par un ciblage préconisé par Jacob Coulibaly, expert en positionnement stratégique en assurances qui désigne «les conducteurs de camions de marchandises et d’hydrocarbure (entre 19 et 26 tonnes) : Ces engins transportent de la nourriture en grande quantité et du liquide inflammable.

« Nous pouvons aisément imaginer les dégâts causés par l’accident de ces poids lourds ; les ‘Cars rapides’, ’Ndiaga Ndiaye’, ‘Tata’, ’Dakar Dem Dikk’, tous les taxis : transportant des millions de Sénégalais, par jour, leurs conducteurs doivent être soumis à des tests d’alcoolémie assez fréquemment pour prévenir de dégâts humains», relève Jacob Coulibaly. A son avis, «c’est simplement, une question de prévention routière». D’après lui, «les trains (TER, BRT…) transportant aussi des millions de Sénégalais, ces mesures doivent s’appliquer à eux pour les mêmes raisons que précédemment».

Toutefois, dans cette même lancée, il a relevé que «les sociétés avec un grand parc automobile, qu’elles soient privées ou publiques, doivent exiger des tests d’alcoolémie, pour prévenir des dégâts matériels importants». En cas d’accident, ce qui n’est pas souhaité, SMSC peut dépêcher sur place une équipe pour tester immédiatement le conducteur.

 

Jacob Coulibaly persiste et signe que «l’utilisation de stupéfiants affaiblit les réflexes et la capacité de jugement de l’employé. Ce qui peut avoir des conséquences irréversibles dans le cas où l’employé est, par exemple, responsable d’un certain public. Puisqu’un employeur a l’obligation de mettre en place des mesures concrètes pour assurer la sécurité de ses employés et de ses clients, il pourra être poursuivi civilement et pénalement si l’un de ses employés compromet grandement la sécurité d’une autre partie prenante de l’organisation.

Il est donc nécessaire dans certains cas de mettre en place des tests de dépistage de substances illicites afin de s’assurer que les salariés ne travaillent pas avec des capacités affaiblies/altérées. Ceci, dans le but d’assurer la sécurité de l’organisation entière, mais aussi de maintenir une performance et un rendement positif». Son long parcours professionnel, dit-il, le «convainc, de jour en jour, de l’urgence d’innovations dans nos entreprises sénégalaises. Aujourd’hui, plus que jamais, l’entreprenariat doit avoir une double exigence de rentabilité et de protection. Ces deux éléments, constituent l’épine dorsale de toute entreprise moderne. Les ressources humaines, sève nourricière de toute entreprise, doivent être d’une grande qualité. Mieux, elles doivent demeurer un corps saint dans un esprit saint».

Et de conclure : « Le bien-être physique, social et mental des employés contribuent indiscutablement à la performance et à la sécurisation de l’entreprise. Si auparavant les entreprises mettaient l’emphase sur leurs ressources financières et matérielles pour accroitre leur productivité, il a été démontré, au fil des décennies, que les ressources humaines étaient, en réalité, l’atout le plus important. De ce fait, la Gestion des Ressources Humaines est devenue un outil indispensable pour toute organisation afin d’optimiser sa productivité en tirant le meilleur parti de l’efficacité de ses employés ».

Avec Vox populi

       

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