Sénégal : Amnesty International plaide pour la dépénalisation des délits de presse liés à la liberté d’expression

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Sénégal : Amnesty International plaide pour la dépénalisation des délits de presse liés à la liberté d’expression

Dans son rapport annuel 2024, Amnesty International a exprimé de vives préoccupations concernant les arrestations au Sénégal, souvent motivées par un exercice jugé inapproprié de la liberté d’expression. Des poursuites pour diffusion de fausses nouvelles, diffamation et offense au chef de l’État sont fréquemment engagées, des délits dont la suppression est ardemment souhaitée par le secrétaire exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama.
Invité de l’émission « Objection » sur Sud Fm, M. Gassama a réitéré cet appel pressant au nouveau régime : « Nous ne cessons de demander au nouveau régime de réviser les lois afin de supprimer les peines de prisons liées à ces infractions. Aujourd’hui, vous diffusez une fausse nouvelle, elle n’a aucun impact sur l’ordre public ou la sécurité des gens, pourquoi doit-on vous envoyer en prison ? », a-t-il interrogé.
Selon lui, « le délit d’offense au Chef de l’État doit être supprimé ». Pour les délits de diffusion de fausses nouvelles et de diffamation, M. Gassama propose une alternative : « de supprimer les peines de prison et permettre aux personnes qui sont diffamées de pouvoir poursuivre les auteurs au civil et demander des dommages et intérêts ». Il a souligné que « c’est cela que recommandent clairement les organes des Nations Unies » et que le Conseil constitutionnel a rappelé à l’État, le 23 avril, « l’importance de respecter ces engagements internationaux ».
Le responsable de la section sénégalaise d’Amnesty International estime que les nouvelles autorités, ayant elles-mêmes été victimes de telles dispositions, devraient être particulièrement disposées à dépénaliser ces délits. « Le Président Bassirou Diomaye Faye est allé en prison pour outrage à magistrat, un délit lié à la liberté d’expression. Le premier ministre Ousmane Sonko n’a pas pu être candidat à la présidentielle de 2024 pour un délit de diffamation sanctionné d’une peine de prison avec sursis », a-t-il rappelé.
L’objectif de cette dépénalisation, a insisté Seydi Gassama, n’est en aucun cas de « donner une licence aux gens de pouvoir insulter et diffamer ». Il a cependant conclu en ouvrant la voie à des sanctions en cas de récidive : « si les auteurs récidivent, on aménage des peines de prison ».

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