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Publicité : Les acteurs de la communication appellent à une meilleure réglementation de…

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Nous constatons tous qu’il règne une anarchie totale sur le marché de la publicité. C’est pourquoi il serait nécessaire d’aboutir à une meilleure réglementation de l’accès dans ce secteur, afin de sortir de cette situation », a souligné le juriste Macoumba Koumé.

 

Intervenant ce mercredi lors d’un atelier de validation de la loi portant Code de la publicité, M. Koumé déclare que l’un des objectifs principaux de cette rencontre est d’assainir et d’organiser le secteur. Sur les aspects du code, le juriste estime qu’il faut conserver les points relatifs à la réglementation et à l’accès, pour ce qui est de l’encadrement et matérialiser l’accréditation par une carte avec une durée de validité.

 

« Cette loi sur la publicité (…) est un document de portée générale. Normalement, tous les aspects de la publicité doivent être évoqués dans ce texte avant qu’il ne soit repris et précis dans la loi », a soutenu Koumé à l’Aps.

 

Dans le souci de revaloriser le secteur, l’ancien directeur général du quotidien national « Le Soleil », Cheikh Thiam, évoque les conditions d’accès à la publicité. « Il y a des irruptions venues de toutes parts dans ce secteur où on ne sait qui est qui ou qui fait quoi. Toutes les dérives constatées entraînent des pertes que subissent les médias, l’Etat et les agences de publicité, parce que dans une situation pareille, il n’y a plus de recettes. Si on ne limite pas ou on ne réglemente pas l’accès, ce sera la porte ouverte à toutes sortes de dérives « , a insisté le journaliste.

 

Et pour l’éviter, il est d’avis qu’il faudra permettre aux professionnels de vivre de leur métier ; à l’Etat, de tirer des recettes provenant de ce secteur. Dans la foulée, Cheikh Thiam estime qu’on ne connaît pas exactement les chiffres réels dans ce marché, même si certains avancent des sommes comprises entre 10 et 20 milliards de francs CFA par année.

 

« C’est un capharnaüm aujourd’hui, car depuis 1983, cette loi qui régissait le secteur n’a pas connu d’avancées. L’assainissement du secteur nécessite qu’on sache qui est qui. Ce sont là les principales préoccupations qui fondent la réglementation et la limitation de l’accès aux métiers de la publicité », a déclaré M. Thiam.

 

Prenant part à l’atelier, Babacar Thioye Bâ précise qu’on est dans un régime d’accès dans lequel il faut connaître les conditions qui permettent d’accéder à cette profession.

 

« A mon sens, il faut distinguer les conditions d’accès de celles de la réglementation. C’est une question importante pour assainir, parce que l’objectif principal est d’organiser cette profession afin de permettre aux acteurs de tirer de la richesse », a suggéré M. Ba dans la même source.

 

Cette loi portant Code de la publicité contient 178 articles. Elle abroge et remplace la loi 64-51 du 10 juillet 1964 relative à l’apposition d’affiches et de dispositifs de publicité, et celle de 83-20 du 28 janvier 1984 relative à la publicité.

       

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