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MARGES DE MANOEUVRE BUDGETAIRES

Économiste expérimenté ayant fait ses preuves dans le secteur de la recherche. Compétences en macroéconomie, économie internationale, politique économique, analyse politique et affaires africaines. Il est titulaire d’un MPA, Edward S. Mason Fellow, axé sur l’administration publique et la politique publique de la Harvard Kennedy School of Government.  Il est également titulaire d’un doctorat en économie et d’une licence en administration des affaires. Il est le président du Centre d’études pour le financement du développement local, un groupe de réflexion basé à Dakar, au Sénégal, qui assure la surveillance macroéconomique du Sénégal et des pays de l’Union monétaire ouest-africaine en produisant des rapports pour les investisseurs institutionnels.  Le Centre promeut également une entreprise sociale de fintech, senxaliss, active dans l’espace des monnaies numériques et virtuelles. Le Centre promeut également les valeurs de liberté et de responsabilité dans les politiques publiques et participe à des réseaux internationaux de groupes de réflexion qui partagent des valeurs similaires.  M. Sarr a également travaillé au Fonds monétaire international (FMI) pendant une quinzaine d’années. Au FMI, il a occupé des postes dans différents départements, y compris le département Afrique en tant que représentant résident du FMI au Togo et au Bénin, et le Département des marchés monétaires et des capitaux.

*MARGES DE MANOEUVRE BUDGETAIRES*

En Mai 2023, le gouvernement du Sénégal et le FMI sont parvenus à un accord sur les politiques économiques et financières, soutenues par un accord de financement au titre du Mécanisme Elargi de Crédit (MEC) et de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) d’un montant de 1,526 milliard de dollars américains, combinés à la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD) d’un montant de 327,1 millions de dollars américains. Ce montant d’environ de 1100 milliards FCFA est à décaisser durant les 3 prochaines années.
L’accord MEC/FEC soutiendra les efforts déployés par les autorités pour préserver la viabilité de la dette et reconstituer les marges de manœuvre budgétaires. À cet égard, le gouvernement avait réitéré son engagement à ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici 2025. Pour atteindre un tel objectif, il faudra mobiliser davantage de recettes, notamment en rationalisant les exonérations fiscales et en supprimant progressivement les subventions à l’énergie qui sont progressives et élevées.

Si le gouvernement Diomaye veut continuer à bénéficier de ces financements comme convenus dans les accords signés entre le Sénégal et le FMI en 2023, il devra s’engager à réduire le déficit budgétaire et l’amener à 3,9% du PIB en 2024 puis 3% en 2025. Les marges de manœuvre sont ainsi fixées. Il lui sera difficile d’augmenter les subventions ou de réduire les taxes sur les produits alimentaires et l’énergie. Le peuple sénégalais attend un geste du nouveau pouvoir contre la vie chère mais les marges de manœuvre du gouvernement sont très étroites.

Nous conseillerons au gouvernement, en cas de nécessité et d’arbitrage, de subventionner prioritairement l’énergie car c’est la branche de l’économie la plus inflationniste. Elle impacte directement et indirectement tous les coûts de production donc la compétitivité de l’économie et tous les prix à la consommation.

Pr Amath Ndiaye
FASEG-UCAD
Mai 2024

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