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Indemnisations des impactés du TER : Lsd et la population déguerpies ruent dans les brancards

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Les grands projets d’infrastructures n’apportent pas toujours le bonheur aux communautés hôtes. Ces projets entraînent des déplacements de personnes, la dégradation de l’environnement, les pertes de terres, des moyens de subsistance, entre autres.

En effet, dans le cadre de la construction du projet Train Express (TER),pour améliorer la mobilité dans la région de Dakar, 14 465 personnes ont été déplacées. A cela s’ajoute la paupérisation de près de 2000 familles dans le Département de Dakar et sa banlieue.

« L’Apix a chassé plus de 2000 familles le long du tracé du TER de Dakar à Rufisque de leurs maisons, lieux de travail, des écoles sans pour autant respecter les normes environnementales et sociales. Des personnes se sont retrouvées avec des indemnisations dérisoires(…. ). Il y a des promesses depuis plus de quatre ans d’un site de recasement à Sébikotane, Lac Rose, et à Malika. Cette promesse ne s’est pas encore matérialisée. L’Apix a reconnu devant les bailleurs que le processus d’indemnisation, de libération n’a pas été fait dans les règles de l’art », a déploré Aly Marie Sagne, directeur exécutif de l’ONG Lumière Synergie développement (LSD).

Selon ce dernier; l’Apix a créé une situation désastreuse derrière elle, durant la première phase. Elle a aussi perturbé le processus de médiation enclenché avec la Bad et l’Afd.

« Nous avons attiré l’attention de l’Apix en août dernier sur les erreurs qu’elle est en train de refaire dans la deuxième phase », a soutenu M. Sagne.

Afin d’éviter que le Collectif National des impactés du TER revive la même situation, LSD a regroupé le collectif  »Taxaw sam sunu momel » pour les informer sur les contours du projet, les politiques des banques notamment la BAD et les moyens et possibilités d’avoir un processus d’interventions respectant les normes internationales en matière d’installation…

Lsd invite à un règlement pacifique, juste et équitable du passif des impactés de ce projet sur les communautés. L’Apix doit trouver les voies et moyens pour corriger les manquements.
D’après Amidou Diarra, Coordonnateur du collectif Taxawu Sunu momel de Sébikotane des impactés de la phase 2 du projet TER allant de Diamniadio à la l’Aéroport international Blaise Diagne, avance que la loi relative à l’expropriation votée le 2 juillet 1976 stipule dans son article 1e que pour exproprier quand il y a un projet d’utilité publique, il faudrait une réinstallation involontaire, juste et préalable et pour ce faire, il faut une étude environnementale.

« Cette étude n’a pas été faite à Sébikotane actuellement. Il y a un processus de libération des entreprises qui est en train de se faire sans pour autant qu’il y ait une indemnisation juste. On a pas reçu de guide du déplacé pour nous dire quelles sont les modalités d’indemnisation. Il y a un marchandage, une manipulation et même des menaces. Il se pourrait que les impactés vont être indemnisés sur le bâti et non sur le foncier alors qu’il y a une jurisprudence qui est là. », explique M. Diarra. A lui en croire, il y a également, des familles qui sont en train d’être déguerpies alors que les sommes que l’Apix leur a proposées sont dérisoires et ne peuvent pas leur permettre de vivre aisément.

       

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