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Inde : Le décès d’un jeune garçon de 12 ans fait ressurgir la crainte d’une épidémie du virus Nipah

Inde : Le décès d'un jeune garçon de 12 ans fait ressurgir la crainte d'une épidémie du virus Nipah

Le décès d’un jeune garçon de 12 ans dû au virus fait ressurgir la crainte d’une épidémie du virus Nipah en Inde.

L’épidémie du SARS-CoV-2 a réveillé l’inquiétude sur les virus qui circulent dans les pays étrangers, et notamment en Asie. En Inde, c’est le virus Nipah qui inquiète tout particulièrement, depuis plusieurs années. Un virus présent en Asie du Sud et du Sud-est, rappelle l’Institut Pasteur.

Le décès d’un enfant de 12 ans dans la province du Kerala, dans le sud du pays, le 5 septembre dernier a réveillé cette inquiétude. Depuis, la région a été placée en alerte. La ministre de la Santé de l’État du Kerala, Veena George a expliqué que “pour le moment, il n’y a pas de raison de paniquer”, précisant qu’il faut “faire preuve de prudence”.

Décédé en 48h

Le garçon de 12 ans a tout d’abord présenté des symptômes d’encéphalite, une infection du cerveau, et de myocardite, avant d’être hospitalisé le 3 septembre. 48 h plus tard, le garçon décède à l’hôpital. Un échantillon, envoyé à l’institut national de virologie, révèle que l’enfant est positif au virus Nipah.

Deux agents de santé sont alors identifiés comme ayant des symptômes d’infection du virus, parmi 20 contacts à haut risque de la victime. Au total, 188 personnes sont considérées comme cas contact du jeune garçon, et donc potentiellement infectées.

Un taux de mortalité supérieur à 70%

Si le jeune garçon est la seule victime recensée, l’inquiétude est vive en raison des caractéristiques de ce virus, pour lequel il n’existe aucun traitement. Le virus Nipah se transmet des animaux aux humains par la salive d’une chauve-souris frugivore, la roussette. Porcs, chiens et chevaux peuvent faire l’intermédiaire entre la chauve-souris et les humains. Entre humains, le virus se propage via les sécrétions des malades, mais surtout, le taux de mortalité est supérieur à 70%, selon l’institut Pasteur.

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