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Grève des travailleurs de la justice : Les greffiers menacent de durcir le ton

Grève des travailleurs de la justice : Les greffiers menacent de durcir le ton

Grève des travailleurs de la justice : Les greffiers menacent de durcir le ton
Le mot d’ordre d’arrêt de travail décrété par l’Union des travailleurs de la justice (UNTJ) a été bien respecté à Saint-Louis. Les nombreux usagers ont rebroussé chemin, faute d’interlocuteurs dans les bureaux du tribunal. Pour le respect du protocole signé avec les autorités judiciaires, les travailleurs n’écartent pas de passer à la vitesse supérieure en paralysant totalement le système dans tout le Sénégal. En point de presse, les greffiers ont dénoncé leur mal-être et menacent d’aller en grève si leur situation n’est pas prise en compte. 
 
« Nous avons observé un arrêt de travail pour dénoncer entre autres un manque de respect des autorités envers les travailleurs de la justice. Comme vous le savez, nous avons l’habitude de dénoncer le non-paiement du fonds commun des greffes. Au premier trimestre de l’année 2022, nous attendons encore le virement de ces fonds. Aujourd’hui, nous sommes au cinquième mois de l’année, ces fonds ne sont toujours pas virés. Ce qui est un manque de respect notoire envers ces pères et mères de familles qui travaillent tous les jours d’arrache-pied pour honorer l’image de la justice de notre pays », a dénoncé Tanor Diamé, secrétaire général chargé des affaires extérieures de l’UNTJ.  
 
En outre, les greffiers ont regretté la situation précaire des administrations de greffes. « Comme vous le savez, ce nouveau corps qui est venu remplacer les greffiers en chef ne bénéficie toujours pas des avantages qui vont avec sa hiérarchie. Parce qu’ils ont quitté la hiérarchie B1 en tant que greffiers en chef pour aller à la hiérarchie A1 d’administrateur de greffes. Mais malgré les efforts qui ont été consentis par les travailleurs de la justice pour attirer l’attention de l’autorité, jusque-là des administrateurs des greffes sont partis à la retraite et d’autres nous ont quittés, mais leurs situations sont restées intactes », a déploré Tanor Diamé. Ces travailleurs de justice n’excluent pas de déposer un préavis pour aller en grève si leur situation ne s’améliore pas. 

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