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Elisabeth Borne a présenté sa démission à Emmanuel Macron qui l’a refusée

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A l’issue des élections législatives, le parti présidentiel a échoué à obtenir la majorité absolue avec seulement 245 députés et devra désormais composer avec les autres forces politiques à l’Assemblée nationale pour espérer faire passer ses mesures.Cette décision fait-elle suite aux résultats décevants de ces législatives ? Deux jours après que le parti présidentiel a échoué à obtenir la majorité absolue avec seulement 245 sièges (loin des 289 nécessaires), Elisabeth Borne a remis sa démission à Emmanuel Macron. Mais ce dernier l’a refusée « afin que le gouvernement puisse demeurer à la tâche », a fait savoir l’Elysée, ce mardi. La Première ministre n’a pas d’obligation à quitter le gouvernement puisqu’elle a remporté son duel, bien que de justesse, face à la Nupes dans la sixième circonscription du Calvados, dimanche.
 
Mais ce n’est pas le cas de tous les ministres et les résultats de dimanche ont été jugés « décevants » du côté de la Macroni selon les mots de la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, qui a assuré que ce dernier « composera avec tous ceux qui veulent faire avancer le pays ».
 
Des mesures en suspens
Car, sans majorité claire, Emmanuel Macron risque d’avoir bien des difficultés pour faire passer ses mesures. Il doit d’ailleurs recevoir ce mardi et mercredi les chefs des partis susceptibles de créer un groupe à l’Assemblée nationale. Le chef de l’Etat doit en effet obtenir le soutien des Républicains (61 sièges) notamment pour la réforme très controversée des retraites, face au Rassemblement national (89 sièges) et à la Nupes (137 sièges) qui s’opposent à tout relèvement de l’âge de départ à la retraite.L’adoption du paquet pouvoir d’achat, prévu normalement juste après les élections législatives, mais dont le calendrier a été bousculé, pourrait, elle aussi, être plus difficile que prévue. Plusieurs élus à droite (Les Républicains) pourraient considérer que le gouvernement amplifie sa politique du « carnet de chèques » quand, à gauche, certains élus, membres de la Nupes pourraient considérer que l’exécutif n’en fait pas assez pour les ménages les plus modestes, en première ligne face à l’envolée des prix de l’énergie et de l’alimentaire. Enfin, les élus du Rassemblement national (RN) pourraient faire obstruction au paquet pouvoir d’achat en adoptant une ligne anti-macron.

       

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