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Dr Abdourahmane Diouf : « La situation des universités sénégalaises n’est pas reluisante »

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Dr Abdourahmane Diouf : « La situation des universités sénégalaises n’est pas reluisante »
« La situation des universités sénégalaises, comme dans beaucoup d’autres domaines, n’est pas reluisante ». L’affirmation est du nouveau ministre de l’enseignement supérieur. Dr Abdourahmane Diouf était en visite, ce lundi à l’Université Cheikh Anta Diop dans le cadre de sa tournée de prise de contact auprès des universités publiques du Sénégal. « Nous faisons d’excellents résultats, l’Ucad en est le symbole en étant la première université francophone, mais je pense qu’on peut optimiser. On peut améliorer les résultats sur le plan social et académique », dixit-il. 
 
Le ministre se dit conscient qu’il y a un problème de budget qui se pose à l’université, il y a aussi le problème du calendrier académique quasi inexistant, le déficit d’enseignants, l’absence de financement de la recherche, sans oublier les questions sociales. 
 
« Il y a le feu qui couve un peu partout et c’est pourquoi j’ai voulu venir moi-même, constater de visu ce que vous vivez pour éventuellement trouver des solutions ». Abdourahmane Diouf dit être un homme de dialogue, un homme de la concordance. « C’est dans ma nature profonde que de discuter de façon très inclusive pour trouver des solutions ». 
 
Seulement, le ministre reste convaincu que pour trouver des solutions, il faut avoir le courage du diagnostic. Ce qui fait défaut au Sénégal, d’après lui. « Malheureusement, nous sommes dans un pays où des fois les gens ont peur du diagnostique ». Selon lui, le problème vient du fait que quand on pointe une difficulté communautaire, certains le prennent pour une critique personnelle. 
 
Ainsi, il souligne la nécessité pour chacun de faire un petit effort dans son confort individuel immédiat pour qu’il y ait des résultats profitables aux étudiants. 
 
Abdourahmane Diouf se dit conscient des difficultés budgétaires, même si ceci n’est pas spécifique à la communauté universitaire du fait que le Sénégal est un pays pauvre. « Nous sommes conscients que les transferts que nous faisons aux établissements universitaires ne sont pas réellement suffisants ». Seulement, ajoute-t-il, le déficit impacte aussi le ministère qui a déjà saisi son collègue des finances en perspective de la prochaine loi de finance rectificative, parce que n’étant pas satisfait du budget alloué à son ministère. 
 
Ainsi, pour cette année, le budget étant déjà voté et le premier semestre exécuté, Abdourahmane Diouf invite tout à chacun à optimiser le peu de ressources dont il dispose. Il pense notamment au calendrier universitaire qui, dit-il, impact fortement les finances du fait de sa stabilité. Pour le reste, le grand combat sera mené l’année où il se battra pour une enveloppe plus conséquente.  
 
Du côté du personnel enseignant, une présentation faite sur l’Ucad indique qu’il y a un peu plus de 1400 enseignants permanents contre 1500 vacataires. Ce qui fait dire au ministre que le fait que les vacataires soient supérieurs aux permanents est suffisant comme preuve d’un déficit. Il compte ainsi mener le plaidoyer auprès du président de son premier ministre pour un plan de recrutement spécial afin de combler le gap. Mais tous ces points devront faire l’objet de discussions avec tous les acteurs au cours d’un séminaire prévu au mois de mai prochain.
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