De quel droit Waly Diouf Bodian insulte t-il tous les Africains? par Mamadou Sy Tounkara
« Il faut être Africain pour imaginer un seul instant qu’un fugitif, ancien dictateur sanguinaire, peut diriger l’ONU ».
Les Africains sont associés à l’acceptation de « fugitif », « dictateur sanguinaire » comme dirigeant. Ce que personne d’autre dans le monde ne ferait. Quelle insulte qui dévalorise, rabaisse les Africains au rang de petitesse absolue dans l’échelle des nations, validant ainsi toutes les thèses racistes justificatrices des « missions civilisatrices » esclavagistes et colonialistes !
Ces propos sont faux, abjects et indignes.
Ils sont faux parce que l’ancien Président Macky Sall n’est pas un fugitif, ne faisant l’objet ni d’enquête ni de convocation ni d’avis de recherche quelconques. Un fugitif est quelqu’un qui se cache et refuse de répondre à la Justice lorsqu’elle vous convoque.
Ils sont faux parce que Macky Sall n’a jamais été dictateur. La dictature, c’est lorsqu’il n’y a aucune possibilité de passation de pouvoir et que l’Etat de droit et les libertés civils sont absents. Cela n’a jamais été le cas sous Macky Sall qui a quitté le pouvoir de son propre gré et s’est plié aux injonctions des cours et tribunaux du Sénégal qui lui ont interdit de prolonger son mandat de quelques mois.
Ils sont faux parce que l’accusation de « sanguinaire » ne correspond en rien au personnage et aux évènements insurrectionnels de 2021 à 2024, dont le parti Pastef est le seul instigateur. Les morts qui en ont résulté doivent faire l’objet d’enquêtes sérieuses pour en situer les responsabilités. Pour le moment, les lois et règlements du Sénégal et du système des Nations-Unies préconisent la présomption d’innocence.
Ils sont abjects et indignes car Waly Diouf Bodian insulte tous les Africains juste parce qu’il est aujourd’hui au pouvoir. Il est victime d’une usure du pouvoir précoce qui le pousse à un état d’arrogance toute-puissante. « Je peux insulter qui je veux, je peux passer un jugement sur qui je veux ». Tel est son état d’esprit, doublé d’une haine viscérale et d’une volonté de vengeance morbide. Il s’arroge tous les droits.
Qui disait que le pouvoir rend fou?
Mamadou Sy Tounkara








