Conflit Mbappé/PSG : «Il n’y a pas eu d’accord» financier en août 2023 avec le club, assure l’avocate du joueur
L’avocate de Kylian Mbappé conteste la version du Paris Saint-Germain qui soutient qu’un accord financier aurait été passé entre la direction du club et le Français, qui refusait de prolonger son contrat et avait été mis à l’écart du groupe.
Delphine Verheyden, l’avocate de Kylian Mbappé, a assuré auprès de l’AFP qu’il n’y avait «pas eu d’accord» à l’été 2023 entre le PSG et le joueur qui des salaires et des primes impayés, contrairement à ce qu’affirme le club parisien. «En droit du travail, la loi exige que, pour modifier la rémunération ou la durée d’un contrat, un avenant soit signé. Le règlement du football exige en plus que cet avenant soit homologué dans les 15 jours de sa signature. Lorsque les choses ne se déroulent pas ainsi, les règlements du football prévoient que toutes les discussions sont nulles et non avenues», a déclaré à l’AFP l’avocate, ajoutant: «Il n’y a donc pas eu d’accord.»
«Le PSG manie la pensée magique»
«Je pense que le PSG manie la pensée magique. C’est ce qu’on fait lorsque l’on se dit +Si j’y crois très, très, très fort, ça va arriver+. Et on n’est pas devant un club de division d’honneur qui ne maîtrise pas les règlements», a soutenu Me Verheyden. La mise au point de l’avocate de Mbappé intervient après une décision de la commission supérieure d’appel de la Fédération française de football (FFF) qui a jugé irrecevable le recours de l’attaquant le 11 février dernier. Le champion du monde 2018 réclamait l’application de deux décisions de la Ligue de football professionnel (LFP) demandant au club de lui régler 55 millions d’euros de salaires et primes impayés.
«Il manque le troisième tiers de la prime de signature, qui correspond en brut à 36,66 millions d’euros. Puis avril, mai, juin, pas de salaire et pas de prime d’éthique. Donc, il manque en salaire 18,75 millions d’euros, ce qui nous amène aux fameux 55 millions d’euros», a détaillé l’avocate. Par ailleurs, à la question de savoir si elle envisageait d’engager une procédure aux prud’hommes, l’avocate du joueur est restée évasive, tout en réfutant la possibilité d’un accord à l’amiable.










