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Coin d’histoire : Voici Le grand père de Ousmane Sonko

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Coin d’histoire : Voici Le grand père de Ousmane Sonko.
Arfang BESSIRE SONKO
Un des pionniers du désenclavement interne de la Casamance, (aprés Baboucar Sagna) plus connu sous le nom de Sagna Sagna qui a donné à la route du Blouf sa première configuration
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En 1905, ARFANG BASSIRE SONKO fut désigné Chef de village de BESSIRE, aprés l’attaque des populations de BESSIRE contre une colonie militaire française de passage pour le poste de KARTIACK….Puis, en 1925,il monta à la tète du CANTON aprés ANSOUMANA DIATTA de TENDOUCK et BOUBACAR SAGNA de THIONK-ESSIL.C’était sous le règne du Capitaine CALVEL,Commandant du cercle de Bignona de 1923 à 1926. De 1925 à 1946, ARFANG dirigea le canton des Djougouttes-Nord qui s’étendaient de Diégoune à Djimande,jusqu’à Ediamath (ou Djigothe)
 
L’occasion s’offre peut-être de rappeler que le cercle de BIGNONA fut créé le 20 Novembre 1917, et sa division en cantons à compter du 17 Avril 192
Dans son environnement de l’époque, fortement imprégné des pratiques et croyances animistes, ARFANG BASSIRE SONKO prit la décision de rompre d’avec ses anciennes convictions pour se convertir à l’Islam .C’est auprès du marabout KAOUSSOU DIAÏTE qu’il embrassa l’Islam
 
Cet évènement constitua un tournant majeur dans sa vie. Ce fut aussi et surtout un défi qu’il assume.
 
Comme on pouvait s’y attendre, cet acte entraina derrière lui de nombreux prosélytes qui adoptèrent la religion du Prophète Mohamed (Paix sur Lui).C’est dans ce sens qu’ARFANG enverra son fils MAMADOU Bitiké Sonko à l’Ecole arabe en Mauritanie chez Mouhamed AiDARA. Mamadou Bitiké reviendra de la Mauritanie avec une solide formation coranique. Il est aujourd’hui l’actuel Imam de Bessire..
 
Maintenant qu’il est porté à la tête du canton, ARFANG, en homme sage et visionnaire, s’attela de toutes ses forces à des travaux.
 
Tel fut le sens de lutte d’ARFANG BASSIRE SONKO contre la maladie et contre l’ignorance. En effet après les travaux de Tobor qui mène vers Ziguinchor, Arfang refusa l’offre d’argent de la part du Gouvernement à St-Louis. En lieu et place de l’argent, Arfang demanda, en guise de paiement de cette main-d’œuvre, la création d’écoles et de dispensaires au niveau de son canton. N’est-ce pas là un acte patriotisme et de nationalisme offert ainsi à la face du monde
 
C’est en 1930 qu’il demande à l’administration coloniale de l’époque la création de plusieurs écoles dans son canton. Et ainsi c’est à cette date que sera implantée l’Ecole de Bessire en premier lieu, suivie de celle des villages de Kartiack, de Thionck-Essyl et par effet de contagion de nombreux autres centres scolaires – du reste, il n’est pas étonnant que l’ancien canton des Djigouttes – Nord , actuellement compris dans la Sous-Préfecture de Tendouck soit de nos jours , l’une des circonscriptions les plus scolarisées du Pays
 
Comme tous les grands hommes en avance sur leur époque, ARFANG BASSIRE SONKO était incompris de la plupart de ses contemporain
 
Toutefois, l’histoire notera , si ce n’est déjà fait, qu’il fut sans conteste, l’un des précurseurs les plus achevés de l’Ecole Sénégalaise – A l’analyse, ce combat presque obsessionnel que ARFANG BASSIRE SONKO mena en faveur de la scolarisation, dans un environnement souvent rétif à cette idée, obéissant bien à des raisons et à des objections que les données de l’histoire contemporaine éclairent singulièremen
 
En effet, ayant compris très tôt, compte-tenu du rythme croissant de la démographie et de la complexité inéluctable des rapports entre l’homme et la nature et de la vie en généra
Le travail agricole ne suffirait pas à faire vivre les générations à venir au sein de son canton
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Wolof.com

       

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