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Affaire Sonko: Complot pouvoiriste ou mœurs? À la justice de trancher! (Par Aly Saleh)

Affaire Sonko

 

Ce qu’il convient d’appeler “l’affaire Sonko” est en vedette depuis quelques jours, faisant d’ailleurs les choux gras de nos médias.
Que ce soit dans la légalité ou la légitimité, dans le débat, beaucoup ont parlé de vice de forme dans la procédure de levée de l’immunité parlementaire de Ousmane Sonko.
La tentative de convocation par la gendarmerie sans la levée de l’immunité parlementaire est à l’origine de tout, même si l’on a très vite rectifié pour l’entame d’une procédure.

Pourtant, certains pensent qu’il aurait beaucoup gagné s’il s’était présenté de son propre gré à la section de recherche en réponse à “l’invitation” des limiers.

Ce n’est pas une première dans ce pays, que l’on cherche à casser de l’opposant lorsqu’il est gênant.
C’est un secret de polichinelle, tous les pouvoirs qui se sont succédés depuis le lendemain des indépendances, l’ont fait.

Mais aussi, est ce que l’opinion doit cautionner les violences perpétrées par des jeunes du Pastef et l’appel à l’insurrection de leur leader?
Certes on est dans un contexte de suspicions,
mais la thèse du complot est toujours réfutée dans cette affaire.
Mais n’oublions pas que cette histoire concerne un sénégalais qui s’appelle Ousmane Sonko, de surcroit, un député de la treizième législature, accusé de viol par une sénégalaise qui s’appelle Adji Sarr, vulnérable et sans parents nous dit-t-on.
Le penseur congolais Madingou Issanga a écrit: “nul n’est au dessus de la loi ici sur terre…”

Les autres questions que l’on se pose sont, qu’est ce que Ousmane Sonko est allé faire à l’université où plusieurs étudiants sont sortis pour l’acclamer dans ce contexte d’insécurité où rien n’est certain?
Où étaient ses conseillers lorsqu’il a visité les pensionnaires de l’Ucad?
Faut-il continuer à prêter le flanc?
Non, à mon humble avis, il faut juste, savoir raison garder.

On se le rappelle, en Aout 2016, pour avoir critiqué le gouvernement et accusé l’Etat d’anomalies fiscales et budgétaires en mettant en cause le Président  Macky Sall, il a été radié de l’Inspection générale des impôts et domaines  pour manquement au devoir de réserve.
Si en 2021, il fait encore l’objet d’acharnement, ça ne doit point surprendre.
Mais dans cette affaire pendante, chacun donne de la voix, comme si le Sénégal comptait 16 millions de juges.
Le temps et la confiance doivent être restitués à la justice afin de lui permettre de faire convenablement son travail.
C’est dans l’intérêt de tous de jouer ensemble la carte de l’apaisement pour la sauvegarde du legs des pères fondateurs.
Mais comme on dit, rien n’arrête le destin, jugez-en vous même…

Aly Saleh Journaliste/Chroniqueur

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