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Affaire des députés, Affaire Kilifeu-Simon, la vidéo de Boughazelli…: Aymérou Gningue brise le silence

Le khalife général des Tidianes avait fait une sortie pour condamner le comportement de certains parlementaires dans l’hémicycle. Interpellé sur cette question lors de l’émission le Jury Du Dimanche de Iradio, Aymérou Gningue, Président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, pense que malgré les invectives, les empoignades et autres, il y’a tout un travail qui est fait par les députés.

« Quand vous regardez le fonctionnement d’une institution comme l’Assemblée nationale, vous avez un prisme. Le prisme, c’est véritablement ce que les médias montrent parfois, c’est-à-dire des invectives, parfois même de chaudes empoignades. Derrière ça, il y’a tout un travail qui est fait par l’Assemblée nationale dans l’examen des projets de loi, dans le contrôle de l’activité gouvernementale. Je ne connais pas d’Assemblée au monde où de temps en temps les nerfs ne s’échauffent ou les gens s’envoient les quolibets.

Je ne peux pas dire que c’est récurrent parce que j’ai vu pire ailleurs. A l’Assemblée nationale, les députés travaillent et quand ils travaillent, ils le font sérieusement et ils rendent bien leur copie », a-t-il dit. Mais, estime le député, « je crois également que nous devons faire des efforts. Quand vous êtes un représentant qualifié du peuple sénégalais, vous devez avoir un comportement exemplaire.

Vous savez que les députés ne sortent pas ex-nihilo. Ce sont des sénégalais et ils ont les qualités des sénégalais et leurs défauts. Quand vous êtes choisi pour représenter le Sénégal, il faut faire un travail d’introspection et chercher à être un exemple dans votre comportement de tous les jours, dans votre attitude, dans ce que vous devez faire et dans ce que vous ne devez pas faire. Je pense que c’est un problème qui interpelle la conscience individuelle et collective des gens. Je demande toujours aux députés d’être des exemples ».

« On n’est pas dans un cas de flagrant délit »

S’agissant de l’affaire de trafic de passeports dans laquelle des députés et des activistes sont cités, Aymérou Gningue se veut clair : « le résultat de l’enquête et la procédure judiciaire vont nous édifier. Quand un problème éclate et qu’il y’a des éléments probants, c’est la police qui doit se saisir de ce dossier.

Les enquêtes de police sont en cours, la justice va certainement être saisie. Laissons la justice faire son travail. Toutefois, je peux assumer la responsabilité suivante : c’est que le groupe que je dirige qui comprend le président de l’Assemblée nationale fera le travail qu’il faut à chaque fois que dans la procédure, il sera demandé à ce que l’on lève l’immunité d’un député parce qu’il aura trempé de près ou de loin à quelque chose d’illégale, vous pouvez compter sur moi que la levée sera effective ».

Interrogé sur les faits, il a laissé entendre que : « je ne peux pas me prononcer sur la question parce qu’il y’a un principe très sacré chez moi qui est la présomption d’innocence. Pour le moment, nous n’avons reçu aucune demande de levée de l’immunité parlementaire. Il faut dire aussi que dans le cadre de l’inviolabilité, aucun député ne peut être poursuivi ou arrêté, mais il peut être entendu. C’est la raison pour laquelle si un député reçoit la convocation de la Dic, il est obligé d’y répondre.

D’ailleurs, je les ai reçus et ils sont disposés à répondre pour aller donner les arguments qu’ils ont à la police. Aucun député dans le cas d’espèce ne sera protégé par mon groupe ». Lors d’une précédente émission, Barthélémy Dias avait confié à Mamadou Ibra Kane qu’on est dans un cas de flagrant délit et que la levée de l’immunité parlementaire n’a pas raison d’être.

« Je n’ai pas vu la vidéo de Boughazelli »

Cependant, Aymérou Gningue pense le contraire. « On n’est pas dans un cas de flagrant délit. Il y’a une personne centrale qui a été arrêtée et au cours de l’enquête on a trouvé chez lui des documents qui semblent appartenir à des députés. Vous savez que le député ne peut pas enlever son immunité. Il faut toute une procédure », a-t-il dit. Pour étayer ses propos, il a donné l’exemple de la levée de l’immunité parlementaire de Sonko qui, rappelle-t-il, a pris plus de 21 jours. « Donc, il n’y a pas de lenteur dans l’affaire des trafics de passeports. Nous ne pouvons pas accélérer les dates parce qu’il faut respecter la procédure. Il y’a une enquête de police et laissons les choses se poursuivre ».

Concernant la vidéo de Boughazelli qui circule sur les réseaux sociaux, Aymérou Gningue a soutenu : « honnêtement je n’ai pas vu la vidéo. Mais ce que je crois, c’est que dans ce cas, on était dans le cas de flagrant délit parce qu’il a été pris la main dans le sac. C’est pourquoi on a pu le prendre sans demander la levée de son immunité parlementaire. Mais, il avait deux choix. C’était la demande de levée de l’immunité parlementaire ou la démission de son propre chef pour se mettre à la disposition de la justice. L’option 2 a été prise par le concerné. Maintenant, il y’a une procédure judiciaire et je m’en tiens à la présomption d’innocence. Et le temps de la justice n’est pas le temps de la politique, n’est pas le temps de la presse ».

Complot dans l’affaire Kilifeu et Simon ?

« Tant qu’ils ne sont pas jugés et condamnés je pense qu’ils ne sont pas coupables. Parler de complot c’est trop facile. C’est la voie la plus courte pour sortir de ses turpitudes. Ce que je crois, c’est qu’ils sont accusés et le dossier est en instruction. La justice rendra sa décision et quand cette décision tombera, je me prononcerai sur cette décision », a-t-il aussi dit.

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